Ici est abordée une question essentielle qui taraude l'humanité. Ignorant ou savant, nul n’y échappe.
Les sots et les pressés la fuient, et pas sans raison quant on connait l'origine (étymologique) du mot question. Mais nous sommes pour la plupart condamnés à devoir affronter cette question.
Au décours d'une quarantaine d'années de pratiques de soins, principalement de psychiatrie et de psychanalyse, je propose de déposer ici quelques réflexions à propos des constructions des identités humaines.
Je souhaite aider en particulier les parents à élever leurs enfants à devenir autonomes dans un monde qui est de plus en plus exigent. En effet, les modifications de notre société, de l'organisation des familles, l'instabilité des relations et des valeurs, contribuent à des confusions toujours dommageables pour tous. Les enfants sont des êtres en formation et leur avenir est en jeu en fonction de l'éducation reçue, bien que d'autres éléments interviennent aussi. Il va falloir renoncer aux espoirs de recettes, car l'éducation est une création en réponse à une situation, chaque fois particulière. Il n'empêche qu'il y a en œuvre des logiques qu'il vaut mieux connaître et respecter. L'ignorance est souvent source de malheur!
Il s'agit d'une dette dont je m'acquitte mal à l'évidence tant la transmission est difficile.
Nous sommes à une époque où nous méprisons la transmission au profit de la découverte que l'on confond avec l'invention. Il est vrai qu'il y a du savoir qui ne peut pas se transmettre, celui-ci doit alors s'élaborer ; ce savoir à construire est le savoir sur nous-mêmes; mais ce savoir qui est à la charge de chacun ne peut se construire qu'au delà du savoir transmissible, pas en deçà. Le savoir transmissible est celui qui aide à entendre l'autre, le respecter et bénéficier réciproquement de l'alliance. Ce savoir la civilisation l'explorer, l'accumule et le perd, comme en ce moment, en particulier lors des changements de société.
Ainsi par ce témoignage je tente d'accomplir un devoir vis à vis de ceux qui m'ont enseigné et vis à vis de moi-même. Je vous souhaite d'y glaner une aide à réduire la souffrance inutile et évitable, pour vous et pour vos proches.
Il s'agit d'une dette dont je m'acquitte mal à l'évidence tant la transmission est difficile.
Nous sommes à une époque où nous méprisons la transmission au profit de la découverte que l'on confond avec l'invention. Il est vrai qu'il y a du savoir qui ne peut pas se transmettre, celui-ci doit alors s'élaborer ; ce savoir à construire est le savoir sur nous-mêmes; mais ce savoir qui est à la charge de chacun ne peut se construire qu'au delà du savoir transmissible, pas en deçà. Le savoir transmissible est celui qui aide à entendre l'autre, le respecter et bénéficier réciproquement de l'alliance. Ce savoir la civilisation l'explorer, l'accumule et le perd, comme en ce moment, en particulier lors des changements de société.
Ainsi par ce témoignage je tente d'accomplir un devoir vis à vis de ceux qui m'ont enseigné et vis à vis de moi-même. Je vous souhaite d'y glaner une aide à réduire la souffrance inutile et évitable, pour vous et pour vos proches.
D'emblée le terme de construction peut surprendre. En effet il peut sembler que l'identité humaine est immédiate, voir de toujours.
L'identité animale se situe dans le rapport entre l'individu et l'espèce. Nous constatons combien les animaux sont en lien étroit avec leur espèce, du moins ceux dit sauvages, c'est à dire non perturbés par l'homme.
Prenons les plus proches de nous, les mammifères: leur vie se déroule en premier lieu selon le principe du plaisir ; il s'agit, le plus qu'il le peuvent, de réduire les tensions qui les perturbent pour revenir au niveau le plus faible possible. C'est l'abaissement de ces tensions qui est source de plaisir. C'est exact pour tous les animaux, y compris pour nous-même.
Pourtant, aucun animal ne vit que selon le principe du plaisir. Alors qu'est-ce qui le limite?
Le réel du monde, certes. Il nous faut composer avec ce monde critiquable, dont nous faisons partie. Il nous faut nous adapter, donc apprendre et même comprendre, accepté d'être enseigné...
Il y a un facteur important: le sens de la vie! Pour nos cousins mammifères, c'est simple, bien que parfois difficile: c'est la pérennité de l'espèce. En effet, c'est le sens de leur vie, à tous. Chaque espèce a ses contraintes dont les individus (la plus petite partie divisible) sont les serviteurs zélés. C'est pourquoi ces animaux peuvent y sacrifier leur plaisir et même leur vie. N'en déplaise à Walt Disney, il n'y a pas d'amour dans ce sacrifice, il y a un instinct. La vérité ultime de leur comportement est la pérennité de l'espèce, au-delà du principe de plaisir. Mais nous y reviendrons...
L'être humain est le seul animal à avoir une aussi mauvaise relation avec sa propre espèce, que ce soit à titre individuel ou collectif. Aucun autre animal n'est d'une telle nuisance envers son espèce et envers lui-même ou envers autrui! Ce n'est sûrement pas le signe de notre soit-disant supériorité!
Pour l'être humain, la survie de l'espèce ne peut seule être le sens de sa vie, il va devoir dégager des valeurs, propres à son être.
Pour l'être humain, la survie de l'espèce ne peut seule être le sens de sa vie, il va devoir dégager des valeurs, propres à son être.
D'autre part, aucun autre animal n'a nos capacités d'adaptation. Ceci n'est pas sans raisons, nous y reviendrons.
L'être humain se différencie par ailleurs des autres animaux par sa grande prématurité. Depuis longtemps, nous savons que le système nerveux des autres mammifères se développe plus vite que le nôtre, ou plutôt il parvient beaucoup plus vite à maturité. En effet la plupart ont, après quelques mois de vie extra-utero, atteint cette maturité. Les technologies récentes nous montre que nous atteignons cette maturité neurophysiologique que vers 16 à 18 ans. Il nous faut constater que le petit de l'humain est un grand prématuré!
Ceci est une cause majeure de la différence entre les être humains et les autres animaux. Il va en résulter des conséquences extrêmes que nous tenterons de cerner...
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